Un p'tit délire, pas tellement marrant,
je suis parti dans un sujet triste,
malheureusement
beaucoup trop réaliste...
Tu en as toujours voulu plus
Petit tu rêvais de Merco, de Bm alors que tu prenais le bus
On t'a dit que voir grand était une qualité
Alors tu continuais, sans jamais t'arrêter...
Durant toute notre vie on subit des limites
Toi tu traçais, tu enchainais cuites et fuites
jusqu'à ce que tout dérappe...
Petit tu subissais déjà
ton père n'était plus là
ta mère enchainait alcool et crack
toi tu rentrais de l'école et tu goutais au claques...
Dans ce que t'appellait chambre
Tu subissait de janvier à décembre
pas de répit pour ca
tu pleurait en silence, t'en avait fait ton combat...
A 12 ans t'a vu ta mère se faire tabasser
t'a pris ton courage, t'a voulu t'en méler
tu t'es réveillé 2 jours plus tard à l'hôpital
t'a appris que ta mère était morte, elle s'était pris 1 balles...
Tu t'es promit de ne jamais tomber là dedans
par peur d'abandonner
comme ta mère l'a fait
un de tes futurs enfants...
En quelques minutes dans ton lit
tout était fait, tout était dit...
A 12 ans, l'orphelin n'était pas pour toi
t'a préféré avoir souvent froid
que d'avoir peu de libertés mais au moins avoir un toît
Tu avais trop subit,
tu avait vraiment trop mal
en scred tu as sauté du lit
et tu t'es fait la malle...
Ca y'est le choix était fait...
Tant d'années tu subissait
c'est dur à dire mais la mort de ta mère t'a quelque part libéré
aucunes limites, aucunes lois, sauf celle des gangs et des quartiers
Le temps passait
c'était pas les anniversaires, mais les crasses
et les trucs dégueulasses
que tu enchainait...
A 14 ans,
un de tes potes, a peine plus grand
abat un type qui frappait ses enfants
2 èmes fois que tu revoyais du sang
provenant d'une arme, ne tirant pas à blanc...
Tu prenais confiance en toi
Connu dans tout le quartier, tu ne craignais plus aucunes lois...
Tu avais fini par sortir un gun à la ceinture
A 16 ans, ca y'est t'était enfin un dur...
Les bastons, les délits
les affronts, les vrais ennuis
Tel était ton quotidien
Tu ne craignais plus rien...
La vie t'avais mit des limites
tu les a détruites
toutes les emmerdes, les balles tu les évites
les vols, la police... on connait bien la suite...
Un jour comme un autre, une guerre de gang, le quotidien
Les balles fusent, t'es toujours là
Ton pote tombe,
tu cours le secourir, tout en sachant que tu creuse ta tombe
Les balles sifflent à côté de toi
Tu cours, tu t'en prend une dans le bras
Tu tombe puis te relève
C'est pas une balle qui annoncera la trève
Tu le rejoint, t'es à quelques pas
Tu le tire, vers un endroit un peu plus calme, en contrebas...
Tu pète une caisse
Ton pote pisse le sang, toi aussi, mais t'encaisse...
Arrivé à l'hôpital
t'annonce qu'il est blessé par balles...
Tu vivais Les heures les plus longues de ta vie
Tu priais, tu pleurais, pour sa survie...
Le medcin t'annonce qu'il y est resté
Que la police allait arriver...
Ni une, ni deux
les larmes coulaient de tes yeux
tu t'échappe encore de l'hopital
lui qui t'avais fait tant de mal...
Tu t'es posé de longues heures
Tu t'es vidé de ta rage, de tes pleurs
T'a vu le coucher du soleil, tu as annoncé la fin de cette vie
T'avais trop souffert, trop subit...
Et Tu es parti...